Pourquoi je suis, et reste, abolitionniste de la prostitution

Dans cet article, je parlerai des prostitué-e-s de façon mixte, mais je parlerai des clients au masculin. Je sais qu’il existe des clientes, mais d’une part elles sont rarissimes, et d’autres part, mettre l’accent sur les clientes de la prostitution est souvent un moyen utilisé pour nier la dimension fortement patriarcale et sexiste du système prostitutionnel.

 

En terme de militance, j’ai appris à écouter, d’abord et avant tout, la parole des premiers/ères concerné-e-s. Néanmoins, dans certains domaines, et la prostitution en fait partie, écouter la parole des concerné-e-s se réduit bien souvent à écouter la parole de celles et ceux qui ont le plus de facilités à se faire entendre, et dont le discours correspond le plus à ce que le public souhaite entendre.

Je ne nierai pas ici le fait que certain-e-s prostitué-e-s disent le vivre bien, sans difficultés majeures au niveau psychologique. Ce que je nie, de toutes mes forces, c’est la dimension majoritaire de ces vécus, alors qu’il s’agit de toute évidence d’une façon extrêmement minoritaire de vivre la prostitution. Ce que je nie aussi de toute mes forces, c’est un discours visant à faire passer pour dépréciatif l’interpellation sur la fragilité d’un grand nombre de prostitué-e-s. Ce n’est pas une honte ni une tare d’être fragile, d’être une victime, d’être aliéné-e-s (et nous sommes tou-te-s aliéné-e-s, d’ailleurs). Rappeler le pourcentage énorme de prostitué-e-s ayant subi des violences sexuelles dans l’enfance ou l’adolescence, interroger la dimension de répétition des traumas*, n’a rien de péjoratif ou de hautain.

À titre d’exemple, je citerai le cas d’une amie, ex actrice porno et prostituée. Ne parlant pas très bien français, elle cherchait quelqu’un qui soit prêt-e à répondre à ses potentiels clients au téléphone, afin de leur indiquer les tarifs, les « prestations », et de prendre les rendez-vous. Un de mes proches, qui peu de temps auparavant était prêt à rejoindre Zéro Macho tant la dimension violente de la prostitution le frappait, a accepté de faire ce travail rémunéré (oui, ça tombe sous le coup de la loi sur le proxénétisme). Lorsqu’en j’en ai parlé avec lui, il m’a dit qu’il en avait auparavant discuté avec elle, et qu’il était apparu, de cette discussion, qu’elle ne vivait pas sa prostitution de façon violente. Bon.

Quelques temps plus tard, alors que je discutais avec cette amie, lorsqu’elle a minimisé l’aspect violent de son activité prostitutionnelle, je n’ai pas nié son ressenti, j’ai simplement dit « tu as de la chance de le vivre ainsi, parce que moi je le vivais très mal » (bon, comme ça vous savez que je sais de quoi je parle, au passage). C’est alors qu’elle s’est exclamée : « oh tu sais, chaque passe est pour moi comme un viol ! »

Comme quoi il ne fallait pas creuser bien loin et bien longtemps pour découvrir se qui se tramait derrière le discours de façade…

Il n’est pas anodin, d’ailleurs, que ceux et celles qu’on entend le plus sur la défense de la prostitution comme étant « un métier comme un autre », le STRASS pour bien le nommer, qui multiplient les accusations (parfois justifiées) envers les abolitionnistes de « parler à la place des concerné-e-s », soient les premiers/ères à nier la parole des prostitué-e-s qui ne vont pas dans leur sens, parfois de façon très violente. Entre autres avec des « si ça te convient pas, t’as qu’à arrêter » qui nient complètement, à la fois la dimension psychologique et la dimension économique de la prostitution, et sont d’une violence inouïe pour la personne qui les reçoit (imaginons deux minutes la même injonction faite à une personne anorexique, par exemple : « si ça te plaît pas de maigrir, t’as qu’à arrêter d’être anorexique ! »). Autre exemple avec Thierry Schaffauser**, sur un plateau télévisé, où la parole des prostitué-e-s les plus fragiles est portée par une militante du Nid, qui rappelle que beaucoup des personnes qu’elle reçoit comparent chaque passe vécue avec un viol. Réaction de Schaffauser : « elles vont jouer les victimes pour avoir accès [aux] services » (source). Qui nie la parole des concerné-e-s ici ?

Un homme m’a aussi opposé l’argument selon lequel la parole des ex-prostitué-e-s avaient moins de valeur que la parole des prostitué-e-s encore en activité. Outre que c’est nier l’existence (rare mais pas moins réelle) de prostitué-e-s en activité qui sont pour l’abolitionnisme et dénoncent la prostitution comme étant une violence, ce genre d’arguments permet aussi de nier absolument toutes les violences. Si on ne prenait en compte que la parole des femmes battues qui sont encore avec leur conjoint violent, on pourrait aussi dire que frapper sa femme n’est pas une violence, puisque la majorité de ces femmes trouvent des excuses à leur conjoint et minimisent voire nient la violence. Si on ne prenait en compte la parole des otages que lorsqu’ils et elles ne sont pas encore libéré-e-s, on pourrait aussi qualifier la prise d’otage d’acte non violent. C’est nier totalement les phénomènes psychologiques d’identification à l’agresseur, de syndrome de Stockholm, de déni des violences afin de survivre psychiquement, de dissociation psychique. Et souligner ces phénomènes, encore une fois, n’a rien de méprisant, paternaliste ou condescendant. N’en déplaise à certain-e-s, nous avons tou-te-s un inconscient.

Quelque chose qui revient souvient dans les argumentaires, c’est une binarité posée entre d’un côté, les prostitué-e-s sous la coupe de proxénètes et de réseaux (là, tout le monde ou presque s’accorde à dire que ce sont des esclaves et que c’est indéfendable. Quoique en creusant un peu, il se trouve des gens pour prétendre qu’après tout, c’est un salariat comme un autre… et d’autres qui préfèrent les prostituées esclaves, parce qu’ils peuvent leur imposer plus de pratiques sexuelles), et de l’autre côté, les prostitué-e-s libres, heureux/ses, fiers/ères, la prostitution dite « choisie ». Ce qui n’est rien d’autre qu’une négation des déterminismes sociaux, économiques, psychologiques, des rapports de domination, de la force de l’inconscient, posture d’ordinaire très marquée à droite, avec son idéologie de l’individualité, du libre-arbitre, de la méritocratie.
Alors oui, les déterminismes et l’inconscient touchent absolument tout le monde, et non, il n’y a pas d’un côté des gens contraint-e-s et de l’autre des gens qui volent librement sur l’aile légère d’une vie de choix. Néanmoins, lorsque les fragilités psychiques, les rapports de domination patriarcale, capitaliste, voire en plus raciste et transphobe, poussent quelqu’un-e dans une activité dangereuse pour son intégrité physique et psychique, venir prétendre qu’il s’agit d’un choix pris en total libre-arbitre et s’en laver les mains, est à mon sens de la non-assistance à personne en danger (au même titre que lorsque certain-e-s viennent réclamer qu’on laisse les personnes malades psy se suicider). Il ne s’agit pas de forcer les prostitué-e-s à arrêter contre leur gré, mais simplement de tout mettre en œuvre pour leur permettre de le faire (je rappelle que lorsqu’on leur demande leur avis, environ 90% des prostitué-e-s disent désirer sortir de la prostitution).

Concrètement, il existe trois grands axes politiques par rapport à la prostitution :

– Le prohibitionnisme. Il s’agit de condamner à la fois les proxénètes, les prostitué-e-s, et les clients. C’est le choix politique des États-Unis (excepté le Nevada qui est réglementariste), où la prostitution n’a pas disparu pour autant, où l’âge moyen d’entrée en prostitution est de 14 ans, où l’espérance de vie des prostitué-e-s n’excède pas celle des soldat-e-s parti-e-s dans les pays en guerre… D’un point de vue éthique comme pragmatique, je ne vois pas ce qui peut justifier une telle politique (et si vous êtes prohibitionniste, passez votre chemin, nous n’avons très franchement rien à nous dire).

– Le réglementarisme. Il s’agit de prendre acte que la prostitution existe, et de la réglementer, c’est à dire d’autoriser les lieux de prostitution, et certaines formes de proxénétisme « non forcé ». C’est le cas par exemple en Allemagne, ou aux Pays-Bas. Dans tous les pays ayant fait le choix de réglementer, le nombre de prostitué-e-s a fortement augmenté. Et avec lui, forcément, le nombre de prostitué-e-s sous la coupe de proxénètes (légaux ou non), en situation de grande détresse économique et/ou psychologique. Contrairement à ce que certain-e-s affirment, les violences à l’encontre des prostitué-e-s n’y ont pas disparu, pas plus que le mépris à leur égard. Certaines violences sont devenues étatiques, comme les consultations médicales obligatoires : il s’agit de déterminer si le/la prostitué-e est porteur/euse de maladie(s) sexuellement transmissible(s), ce qui n’est en aucun cas une mesure de protection envers ces personnes, mais bien envers les clients, puisque ces derniers ne se voient pas imposer de consultations médicales ni de dépistages, et que dans tous les pays ayant autorisé les établissements de prostitution, les fellations sans préservatif y sont proposées (pratique très dangereuse pour le/la prostitué-e qui l’exerce, beaucoup moins pour le client qui en bénéficie).

– L’abolitionnisme. En théorie, il s’agit de prendre acte que la prostitution est (dans la majorité des cas) violente pour celles et ceux qui la subissent, et de faire en sorte qu’elle vienne à diminuer jusqu’à disparaître, via plusieurs moyens : pénalisation des clients et des proxénètes, aides aux prostitué-e-s pour les aider à sortir du système prostitutionnel, non réglementation de la prostitution. Malheureusement, dans la pratique, l’abolitionnisme trempe souvent ses pieds dans des idées, voire dans des lois, qui penchent fortement du côté du prohibitionnisme.

Je l’affirme haut et fort : je suis abolitionniste, parce que je considère la prostitution comme étant une violence pour l’immense majorité de celles et ceux qui la vivent, parce que je considère les clients comme des oppresseurs, parce que je récuse l’idée qu’il s’agirait d’un « métier comme un autre » ou qu’il suffirait de réglementer pour faire disparaître la violence et les caractères sexiste, raciste, transphobe et capitaliste de la prostitution. Mais je refuse de laisser tremper mon abolitionnisme dans le prohibitionnisme ou la putophobie (terme que je ne récuse pas : il y a bel et bien une oppression et une stigmatisation à l’encontre des prostitué-e-s, qui est perpétuée d’ailleurs aussi bien dans la population générale que chez certain-e-s abolitionnistes ou certain-e-s réglementaristes).

Ainsi, l’argument selon lequel la prostitution favoriserait une certaine vision de toutes les femmes et que c’est pour cela qu’on devrait la combattre me fait bondir. Parce qu’il donne l’impression que militer pour les prostitué-e-s ne serait pas, en soi, suffisant, et qu’il faudrait étendre la réflexion à la cause des autres femmes, celles qui ne se prostituent pas. Parce que la cause des prostitué-e-s ne suffit pas à elle seule d’être entendue ? Parce que ce seraient les autres femmes, celles qui ne tapinent pas, qui méritent qu’on se penche sur la question de la prostitution ? Je me fiche d’ailleurs du fait que l’argument touche à quelque chose de vrai (l’idée que le corps des femmes serait à disposition des désirs des hommes touche toutes les femmes), je le trouve méprisant pour les prostitué-e-s, qui sont bien les premières victimes de la culture prostitutionnelle.

De même, si je suis, d’un point de vue moral (pragmatiquement parlant je suis plus indécise), pour la pénalisation des clients, au nom de l’argument que voici : acheter le consentement sexuel d’autrui tient de la contrainte économique et/ou psychologique, voire physique si la personne est sous la coupe d’un-e proxénète, donc du viol, la façon dont la loi sur la pénalisation des clients en France a été présentée et est appliquée me fait bondir. Une véritable politique abolitionniste prend en compte le fait que les prostitué-e-s sont des victimes. Partant de là, il est indéfendable de les traiter en délinquant-e-s. Abolir la loi sur le racolage passif en rappelant aux maires de France qu’ils et elles pourront continuer à pénaliser les prostitué-e-s via d’autres lois, ce n’est pas une politique abolitionniste, mais une politique prohibitionniste qui ne dit pas son nom. D’autre part, si acheter le consentement d’autrui est un viol (et donc un crime), ce que je maintiens, le punir d’une simple amende et d’un stage de sensibilisation contribue alors à la banalisation de cette forme de viol (alors qu’on vit dans une société où le viol est déjà banalisé).

Ceux et celles qui, à l’instar de Christian Estrosi, soutiennent la pénalisation des prostitué-e-s via la loi sur le racolage, en prétextant que cela permet de faire pression sur les prostitué-e-s arrêté-e-s pour qu’ils et elles dénoncent leur(s) proxénète(s), font aussi preuve d’une putophobie à vomir. Pourquoi pas aussi une loi pénalisant les femmes battues, les victimes de viols, les enfants victimes de pédocriminalité ? C’est encore une fois considérer les prostitué-e-s comme des sous-citoyen-ne-s, des quantités négligeables qu’on peut sacrifier comme les œufs servant à faire des omelettes.

Une politique réellement abolitionniste devrait consister à accompagner la loi sur la pénalisation des clients d’une véritable aide à la sortie de la prostitution, en interdisant toute pénalisation de la prostitution, c’est à dire en rendant illégaux les arrêtés municipaux interdisant de garer son camion dans les zones de prostitution, illégales les pratiques coercitives de la police envers les prostituées, illégales les interpellations de prostitué-e-s pour attentat à la pudeur, racolage, etc, en donnant de vrais moyens de s’en sortir, avec un RSA (ou plutôt un salaire à vie) digne de ce nom (non, 475 euros par mois ce n’est pas de l’assistanat, c’est de la non-assistance à personnes en danger***) dès l’âge de 18 ans et inconditionnel (croire que tou-te-s les ex prostitué-e-s peuvent être « réinséré-e-s » dans le monde de l’emploi me semble à la fois totalement irréaliste, compte tenu du taux de chômage et des dégâts psychologiques en œuvre avant, pendant et après la prostitution, et problématique d’un point de vue anti-capitaliste, puisqu’il s’agit d’imposer une norme de survie des classes pauvres par une mise au travail peu qualifié, pénible et très peu rémunérateur), un accompagnement psychologique et psychothérapeutique proposé (non imposé) à toute personne prostitué-e, qu’elle désire ou non sortir de la prostitution****, une véritable politique d’accueil inconditionnel des réfugié-e-s et immigré-e-s (et non des Titres de Séjour de six mois, délivrés uniquement si le/la prostitué-e-s accepte de se mettre en danger en dénonçant son/sa proxénète, ce qui en outre exclue de fait les prostitué-e-s étrangers/ères n’ayant pas de proxénète, qui, s’ils et elles sont rares, n’en existent pas moins).

Afin de contrer les effets potentiellement négatifs de la pénalisation des clients, il faudrait, en outre, faire de cette pénalisation non un moyen offert aux flics pour traquer les clients (et trop souvent les prostitué-e-s avec, habitude de les considérer comme des délinquant-e-s oblige), mais entièrement et uniquement un moyen offert aux prostitué-e-s d’inverser un peu la balance de l’oppression, en ayant la possibilité de porter plainte contre n’importe quel client, qu’il y ait eu ou non des violences considérées comme telles par la loi (violences verbales, physiques, sexuelles). D’une part cela permet de faire condamner les clients violents sans avoir à prouver leurs violences, d’autre part cela prend acte du fait qu’être client de la prostitution est une violence en soi, et enfin, cela donne aux prostitué-e-s un pouvoir qui rééquilibre l’immense pouvoir (économique, physique, sexuel, patriarcal, raciste…) que les clients font peser sur elles et eux.

Et bien sûr, continuer à se battre pour faire tomber le capitalisme et le patriarcat.

*Allez lire la thèse de médecine de Judith Trinquart La décorporalisation dans la pratique prostitutionnelle : un obstacle majeure à l’accès aux soins, c’est à mon sens nécessaire pour se faire un avis sur les dimensions psychologiques en jeu dans la prostitution.

**Au passage j’ai beaucoup de mal avec le fait qu’un homme cisgenre, prostitué « de luxe » navigant entre Londres et Paris, vienne nous dire avec ses airs de bourgeois (apparemment il est fils d’un psychanalyste parisien, pas vraiment un milieu social défavorisé) qu’il représente la parole de tou-te-s les prostitué-e-s de France. Ce qu’il représente, à mon sens, c’est plutôt la négation des oppressions patriarcale et capitaliste en jeu dans la prostitution. Sous prétexte que l’autruche est un oiseau, serait-ce vraiment pertinent de choisir une autruche comme porte-parole des usagers/ères du ciel…?

***Ne parlons même pas des 330 euros d’aide à la sortie de la prostitution, qui sont clairement du foutage de gueule. Qui peut décemment vivre avec ça ?

****Et pour qu’un accompagnement psychologique et psychothérapeutique soit efficace pour le plus grand nombre, le choix doit être laissé quant au/à la thérapeute et à l’orientation de la thérapie, et il ne doit pas y avoir non plus de limitation dans le temps de la thérapie. Que la personne ait besoin de / choisisse 10 séances de thérapie comportementale ou 15 ans de thérapie psychanalytique, personne ne devrait avoir son mot à dire là-dessus.

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3 commentaires

  1. Fatigance..
    Chez les abolitionnistes on n’en voit pas beaucoup non plus des migrantes.
    Quid des roses d’acier ?
    D’aceptess T ou d’autres qui prennent également la parole ?
    Vous n’écoutez que ceux que vous voulez bien entendre…
    J’ai vécu tous les jobs de façon traumatique, dans chacun d’eux j’ai été confrontée à de la violence, à la résurgence de mon SPT, le seul qui me permette de souffler c’est le travail du sexe quand les abolitionnistes ne s’en mêlent pas pour dégrader les conditions de travail de toutes celles qui en ont besoin passagèrement ou pas,
    Bref il s’agit là d’une vision morale que vous voulez appliquer à d’autres.
    Je regrette franchement que des personnes vivent mal ce boulot, je ne le vis pas toujours bien, mais c’est ce que j’ai de mieux

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  2. Ce n’est pas pour rien que je suis anticapitaliste, que je suis contre la loi de pénalisation des clients telle qu’elle a été pondue, et pour un véritable salaire inconditionnel afin de permettre à tout le monde de vivre décemment sans avoir à se détruire dans des boulots de merde.
    Néanmoins, ma position n’est pas une « vision morale », mais une position éthique. Dès lors que la grande majorité des gens qui vivent quelque chose le vivent très mal, alors oui, on doit se battre pour que plus personne ne soit obligé-e de le vivre pour survivre. Pas en leur mettant des bâtons dans les roues, ni en légiférant le pire pour s’en laver les mains, mais en rendant le monde plus égalitaire et moins violent (et en attendant, en donnant des droits et de la protection aux personnes les plus fragiles et/ou opprimées, par exemple en leur offrant de véritables moyens pour sortir de la prostitution – pas 300 balles et 6 mois de permis de séjour conditionnel).
    Si ensuite quelques personnes décident de continuer à se prostituer parce que ça leur convient, grand bien leur en fasse. Mais pas en entraînant dans leur sillage des milliers de personnes qui en crèvent debout (comme c’est le cas dans les pays qui ont réglementé la prostitution).

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